Ce que nous connaissions du japonais avant de partir

Deux ans. Cela faisait deux ans que nous avions acheté Le japonais sans peine  des éditions Assimil. Vous savez, la méthode facile qui permettrait d’apprendre une langue sans peine comme s’il s’agissait de suivre la recette de cuisine d’un gâteau quatre-quarts. Eh non, ce n’était pas sans peine. Loin de là. Une fois la moitié du livre parcouru selon leur méthode (en gros, ne pas retenir, s’imprégner), eh bien… rien, mais nous y reviendrons plus loin.

Mettons-nous d’accord, qu’entendions-nous par « parler japonais » ? Que voulions-nous savoir faire ? Simple, c’était surtout le comprendre. Pouvoir le lire, pouvoir lire leurs caractères bizarres, pouvoir lire les kanjis et surtout pouvoir regarder des dessins animés en version originale. Bref comprendre. Après seulement, nous aurions voulu le parler et last but not the least, l’écrire. 

Dans le même genre, on trouve de tout sur internet et beaucoup de passionnés y ont mis nombre de cours (comme ici). Ces cours sont, nous n’en doutions pas, très bien faites. Tout devait y être. Tous les points de grammaires avaient une explication détaillée et minutieuse. Seul hic, cela ne marchait pas sur nous.

Voici ici, quelques trucs que nous avons testés pour apprendre le japonais par nous-mêmes. Mais soyons franc sans grande conviction ni même de patience. 

ASSIMIL : J’apprends le japonais.

Le livre de 300-400 pages pour apprendre en autodidacte…. Tu parles! Nous l’avions acheté il y a deux ans (pour vous dire que cela remontait) et une fois l’enthousiasme et l’excitation passés, force est de reconnaitre que rien n’a été assimilé. Le plus gros problème était la difficulté d’accepter l’idée qu’une méthode d’étude vous « garantisse » d’apprendre une langue en 90 leçons mais qu’à la 45e (c’est-à-dire à la moitié), pas possible de sortir une phrase. Oui, apprendre une langue était un peu plus compliqué que lire à voix haute quelques dialogues. 

Parce que les dialogues de cette méthode, mmmh… comment dire… FUUUUUNNNNNN. Pourquoi des dialogues pareils ? Pourquoi des trucs totalement impossibles ? Non, décidément, cette méthode n’était pas pour nous. Pire, elle m’a fait mettre de côté mon apprentissage de cette langue pendant deux ans. 

De plus, mis à part terminer les 100 leçons, il n’y avait aucun but, aucune gamification, rien. Juste s’asseoir et étudier sans sentir l’utilité de la chose. Autant se tailler les veines. 

Mais ce livre avait le mérite de servir de dictionnaire grammatical ainsi que de livre d’exercices. Alors en complément, cela serait un bon plus. 

Analyse de textes

Des analyses de textes, on en a trouvé. Pas beaucoup, mais quand même. Citons principalement : 

  • Kiminowa. Une Japonaise explique phrase par phrase, mot à mot la chanson d’un animé Your Name. Cela dure 50 minutes et est probablement une des meilleures analyses de textes. Dommage qu’elle n’en ait fait qu’une.
  • Reddit nhk easy [ici](https://www.reddit.com/r/NHKEasyNews/). NHK est un site d’information composé de plusieurs parties dont des cours (en français, anglais, etc..). Une de ces parties rassemblait une version simplifiée des informations publiées. 

Anki (et AnkiWeb).

Anki (et sa version Web) est un logiciel de flash card. Il est utilisable, efficace et sa plus grande force est à mon sens les shared decks. Les shared decks étaient des jeux de cartes créés par d’autres et mis à la disposition de tout à chacun. Il y en avait plein de bien, mais les plus importants pour moi sont (ceux que j’ai utilisés en tout cas) :

  • Les hiragana
  • Les katakana
  • les kanjis
  • NHK Sakura (le mien)

 

Après il y a beaucoup de choses dérangeantes dans ce logiciel. Le pire pour nous, c’était les raccourcis clavier. Pour ceux qui ne connaitraient pas, devant chaque carte, il y a trois touches qui vous demandent si la carte doit réapparaitre dans une minute, dix minutes, ou le lendemain. Le hic était que la touche ENTER n’était pas sur une minute mais sur dix, l’algorithme la considérant comme connue. Et pas moyen de changer cela. Tout comme les flèches du clavier ne servant à rien. Bref l’interface humaine-machine était malheureusement assez inefficace. Il y avait d’autres points à problèmes (comme l’algorithme d’apprentissage, etc.), mais celui-là était le pire. 

J-talks

J-Talk est LE site d’analyse de texte japonais. Il met les kanji en hiragana, et en romaji, espace les mots, etc. Il n’est pas toujours précis mais a fonctionné parfaitement pour ce que nous voulions. 

NHK Sakura

Le site NHK a mis en place 48 leçons avec une prénommée Sakura. Cela a été ma base pendant deux mois, étudiant les phrases par cœur.

ANB News

La chaine YouTube de cette chaine de télé japonaise comporte plus de 1400 vidéos. Autant dire, un bon bruit de fond lors de nos heures d’études. En général, nous la mettions sur l’écran secondaire et étudiions sur le portable principal. Comme la télévision japonaise comporte énormément d’encadrés (plus qu’en Europe, il y en a partout), elle fait aussi office d’immersion. Reconnaitre un caractère de temps à autre était mieux que tout.

Voilà tout ce que nous avions tâté pendant quelques mois. Malheureusement, le résultat n’était très satisfaisant. À peine, connaissions-nous les hiragana et les katakana mais au moins, c’était déjà cela. 

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