Choisir un travel guide

On l’a tous vécu. Arriver devant le rayon voyage de notre librairie favorite, et ne pas savoir quel travel guide choisir. Il y a les généralistes, les spécifiques, les bizarres et les incomplets, sans parler des bibles qui ressemblent plus à un recensement des rues et maisons d’une ville qu’à un véritable guide touristique. Pourtant, du choix crucial d’un bon guide dépendait la qualité de notre voyage… ou pas.

En plus Tokyo, c’était compliqué. Suivant le sens qu’on lui donnait, cette ville pouvait se transformer en mégalopole. Pour ceux qui ne sauraient pas, le plus petit Tokyo possible, c’est le centre, celui entouré par la ligne Yamanote (merci Wikipedia et Google maps). 

La ligne Yamanote est ligne ferroviaire circulaire, regroupant les principaux lieux touristiques qui  constituent le cœur de la ville. Globalement, tous les gens qui passent un peu de temps dans la capitale nippone restent dans cette zone. Mais c’est loin d’être « Tokyo ». 

Le « Tokyo » habituel pour les Tokyoïstes est constitué de 23 arrondissements pour une superficie de 617 km2. À titre d’information Paris n’en fait que 107. New York (Brooklyn, Bronx, etc…) 785, et Bruxelles (la Région), 161,38 km². C’était grand, c’était cela que nous visions pour notre voyage.

Mais ce n’était pas tout car la dénomination de Tokyo, pouvait encore s’élargir considérablement. Le Grand Tokyo (40 millions d’habitants) entourait toute la baie.   Nous allions considérer, pour ce voyage, Tokyo dans son ensemble de 23 arrondissements. Donc, en allant dans notre librairie favorite, département voyage, nous nous attendions à trouver des guides parlant des 23 régions. (une rubrique pour la région Ota, une rubrique pour la région Muguro, etc.) 

Eh bien non, rien de cela. Tant lonely planet ou bien le guide du routard (tout comme d’autres que nous avions feuilletés) ne parlaient pas en arrondissements mais en quartiers. Et ce n’était pas un quartier par arrondissement. Que nenni, ce n’étaient que quelques quartiers par-ci par-là, certes les plus importants (et surtout les plus touristiques), mais sans plus. 

Pour comprendre, voici une carte comprenant plusieurs layouts. Les arrondissements sont représentés par les vignettes rouges, les zones représentent les quartiers couverts par le guide du Routard ainsi que le Lonely Planet. (et en vert, tout ce que nous voulions visiter, mais nous y reviendrons plus tard). Pourquoi n’y avait-il pas grand-chose de couvert ? N’y avait-il vraiment rien à faire à Adachi ? 

Autres points, À force de nous renseigner ici et là, les idées commençaient à venir. Que ce soit par les images qu’internet nous prodiguait ou bien simplement en parlant avec des amis, nous commencions à nous faire une idée de ce que nous voudrions voir. Prenons pour exemple les bars à chats. C’est connu, les bars à chats. Tokyo, égale bar à chats. Et pourtant, que ce soit le Lonely ou le Routard, rien. Les index des deux guides de référence n’avaient aucune entrée. 

Et ce n’était pas le seul point manquant : idem pour les temples (mis à part les temples les plus touristiques), idem pour les aquariums et parcs aquatiques (mis à part Disney), etc. Bref, idem pour beaucoup de choses. C’étaient des guides touristiques faits pour les touristes. Nous partions un mois, nous n’allions pas être touristes mais faire de la sédentarisation à court terme. 

Comme nous voulions absolument prendre un guide, nous avons pris le Lonely Planet (version anglaise). Pourquoi lui et pas un autre ? Plusieurs raisons, mais la plus importante était les rares circuits pédestres proposés.

Nous sommes des marcheurs et plus que les musées, plus que les temples, le truc qui nous fait kiffer sera toujours de rejoindre à pied deux localisations. Et si en plus, nous pouvions passer par de petites rues pittoresques, ce serait encore mieux. Le guide n’en proposait pas des masses (une petite dizaine) mais c’était toujours mieux que rien. Ce n’est pas le seul point positif qui influença notre choix (il y avait aussi la présentation, les cartes, la qualité du papier, etc.), mais celui-là était l’un des plus importants.

Bon. Après, nous savions que nous voulions voir autre chose que juste les points d’intérêt touristique. Nous avons commencé à faire une liste, une longue liste de plus de 100 entrées trouvée ssur des sites tels que Kenpai.com ou des vblogs comme ici-japon, Tev et Louis-San. Bref, plein d’idée pour ne pas s’ennuyer. 

Nous avons ensuite cherché chaque endroit sur OSM (un Google Maps Open-Source quand nous n’avons pas nous-mêmes créé des endroits sur le site) pour enfin créer un script Python nous transformant ces liens en fichiers Gpx. 

Le Routard, le Lonely, Les départements et ce que nous voulons voir.

Ce fichier Gpx, qui contenait, grosso merdo, toutes les latitudes et longitudes, nous pouvions l’utiliser dans notre GSM (avec l’application OSMAND). Chose bien connue car nous l’avions déjà utilisée quand nous voulions mettre à jour l’Encyclopédie libre avec les bâtiments bruxellois. 

Nous pouvions même les faire importer dans Umap (voir plus haut) et là, surprise, il y avait plus de choses à l’extérieur que dans les zones couvertes par les guides. Bon, après, soyons honnêtes avec nous-mêmes. Nous savions que nous ne ferions pas tout, tout simplement parce qu’il y aurait des jours où nous ne voudrions ne rien faire. 

Au-delà de cela, il était bizarre qu’une ville comme Tokyo ne dispose pas vraiment guide complet et surtout utilisable. Nous aurions tant voulu un guide qui nous ressemble, un guide pratique, un guide qui ne vise pas seulement les touristes d’une semaine mais plus quelque chose qui puisse être utilisé pendant tout notre voyage. Si quelqu’un connait ce genre de guide qui, au-delà des points touristiques, propose surtout des marches pédestres pour chaque département de Tokyo, nous sommes preneurs. 

# !/usr/bin/python
import sys
import re
import gpxpy
import gpxpy.gpx
from osmapi import OsmApi
content = None
with open(sys.argv[1], 'r') as content_file:
    content = content_file.read ()

if content == None : 
    print ("error reading file :" , sys.argv)
    exit ()
exp = "\[([^\[\]]+)\]\(https://www\.openstreetmap\.org\/node\/(\d+)\)"
pattern = re.compile(exp)
MyApi = OsmApi()
gpx = gpxpy.gpx.GPX()


for match in pattern.findall(content):
    print(« MATCH : : : », match)
    osmInfo = MyApi.NodeGet(int(match [1]))
    osmWayInfo = None
    lat = osmInfo['lat']
    lon = osmInfo[« lon »]
    desc = None
    name = None
    if 'name:en' in osmInfo[« tag »] or 'name' in osmInfo[« tag »]: 
        name = osmInfo[« tag »]['name:en'] if  'name:en' in osmInfo[« tag »] else osmInfo[« tag »]['name']
        try :
            desc = "["+match [0]+"]::"+osmInfo[« tag »]['note']
        except:
            pass
    else :
        osmWayInfo = MyApi.NodeWays(int(match [1]))
        try :
            name = osmWayInfo[0][« tag »]['name:en']
            desc = osmWayInfo[0][« tag »]['note']
        except:
            name = match[0]
    newGPXWaypoint = gpxpy.gpx.GPXWaypoint(lat, lon, name=name, description=desc)
    gpx.waypoints.append(newGPXWaypoint)


fid = open(« tt.gpx », « w »)
fid.write(gpx.to_xml())
fid.close()

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