38 — En route vers le chantier

27 mai 2300 

Chères toutes et chers tous. Comment allez-vous aujourd’hui  ?

Nous sommes en route pour le chantier d’astéroïdes. Pour voyager entre Vénus et la Ceinture d’Astéroïdes, nous devons faire escale à TeslaCity sur Mars (d’où notre retour dans ce merveilleux Elon-X). De là, nous pourrons prendre de plus petites navettes pour rejoindre le chantier.

Pour faire Vénus-Mars, nous devons passer par la Terre (sans blague, me direz-vous). Bien sûr, on ne s’est pas arrêtés, mais elle se trouvait tout prêt ainsi que la Lune, et donc ma maison. Voir en tout petit ce berceau de l’humanité me fit penser aux avions, un ancien moyen de transport terrestre explosif dans lequel nos lointains ancêtres voyageaient. Ce n’était pas basé sur l’anti-gravité (et les explications que mon connecteur me fournissait m’embrouillaient plus qu’autre chose), ça n’allait pas très haut (à peine une trentaine de kilomètres), mais les photos historiques montraient la civilisation ancienne vue de haut. Bien avant les gigantesques tours terriennes de plusieurs dizaines de kilomètres de haut, tout était plus petit, lissé, formant de petits carrés de vie. Des fermes d’animaux (oui je sais, ne dites rien) et de culture de céréales s’ajustaient pour fabriquer un patchwork visible uniquement de «  très  » haut pour l’époque. Eh bien ici, c’est pareil. Amstrong Town, LunarCities et les autres ne forment que de simples ronds lumineux. Des dessins grossiers dans une Lune noyée de rayons solaires. Il n’y a plus de croissant de lune aujourd’hui, les constructions humaines ayant détruit la rotondité de la Terre. Des bâtiments-villes comme TowerCities, ayant atteint les hauteurs stratosphériques, cisaillent l’ombre portée de la Terre sur la Lune. Dans le futur, construiront-ils des bâtiments interplanétaires  ? Un pont gigantesque entre la Terre et la Lune par exemple ? Enfin bref, c’était le moment « pensée profonde ». :-D

Sinon, la finale s’est terminée tard dans la nuit, et comme vous l’avez sans doute appris via le Newsfeed, les Kurira tii sont vainqueurs. Ils ont gagné par (4, 1, 2). Ils sont donc, pour les sept prochaines années, les maitres du Graviball. Nous, nous nous y sommes connectés tous les quatre et avons aussi invité Nao (qui lui se trouve toujours là-bas) dans notre VRoom. Ce qui était sympa, outre le fait de lui parler, c’est que nous disposions ainsi d’un expert pour nous expliquer les phases de jeu, les phases tactiques ainsi que les détails qui nous échappaient. Par exemple, la phase 6-3-4 est une phase classique en Graviball. Elle consiste à mettre rapidement de la différence de gravité entre les équipes, car moins il y a de différence de gravité, plus le match va être épuisant. Supposons que les équipes restent à 1 g, cela veut dire 60 minutes à courir, à se battre contre deux équipes. Alors que lorsqu’il y a une grande différence de gravité, cela veut dire que l’une des deux autres équipes doit probablement se situer en dessous de 1 g. Le match de trois équipes qui s’affrontent devient alors deux matchs de deux équipes qui s’affrontent. Les cinq premières minutes deviennent primordiales pour mettre cela en place. Comme dit l’adage, l’égalité est la pire des choses en Graviball. 

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Puis il y eut la cérémonie de clôture, moins extraordinaire que celle de l’ouverture évidemment, mais là n’était pas la question. Un tirage au sort détermina où se déroulerait la prochaine WC-SB. Ce sera Mercurian. Dans sept ans, Mercurian se transformera en immense espace de jeu. Lorsque nous y étions, ils devaient créer un nouveau four. Je parie que celui-ci servira de village sportif comme la coupole sur Vénus.  

En faisant le bilan de ce que j’ai vécu sur Vénus, oui, je suis contente d’avoir suivi mes amis dans cette aventure – ou plus exactement, je suis contente qu’ils aient insisté pour que je les suive. Probablement que dans sept ans, je n’aurai ni l’argent ni le temps. Et puis maintenant, j’ai même envie de m’inscrire dans l’équipe universitaire de Ganymède. Si cette envie de ne me quitte pas dans quarante jours, une nouvelle carrière s’annonce peut-être pour moi. Par contre, si vous voulez faire pareil, deux conseils : 

  • Primo, n’espérez pas avoir d’autres activités. Nous étions un mois sur Vénus et je ne peux vous parler que d’une seule chose : Graviball. Nous n’avons rien visité en dehors du village (mise à part la nouvelle bulle en construction). Pourtant, Vénus regorge, comme n’importe quelle cité, de nombreuses merveilles. Demandez à votre connecteur le top des endroits, musées, etc., à voir sur Vénus, il y a de quoi y passer une vie entière. Nous n’en avons visité aucun. Mais bon, rien n’est perdu, cela sera l’excuse d’un CityTrip dans un futur proche. 
  • Deuxio, la nourriture. Vous vous en doutez, nous n’avons pas été des plus orthodoxes. Mon connecteur m’a rappelé deux fois à l’ordre, Grétory et Cédric, une dizaine de fois. Seule Yosméria a réussi à rester dans la norme. Bref, nous trois, nous sommes sous dose pendant trois jours pour retrouver notre ligne d’antan. 

À plus pour d’autres nouvelles.

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