24 — Observatoire de Neptune (suite)

28 janvier 2300

Chères toutes et chers tous. Comment allez-vous  aujourd’hui  ?

Cela fait maintenant quelques jours que nous sommes arrivés dans l’un des plus gros observatoires du Système solaire et nous commençons à prendre nos marques. Notre job principal (pour l’instant), c’est le tri et la récolte d’informations provenant des télescopes et des instruments.

L’observatoire gère quotidiennement les données de plus de 50 000 instruments de mesure de l’extrasystème solaire : certains pour étudier Neptune, d’autres pour étudier le cosmos, enfin les derniers pour obtenir une image précise de notre Système solaire comme étudier les courants stellaires. Les ordinateurs de calcul tournent près du soleil (pour l’énergie), mais l’analyse des résultats se fait bien à partir d’ici. 

Moi, je suis affectée à l’équipe technique. Celle-ci vise à mettre en place et réparer nombre d’instruments utilisés, trouver leurs problèmes, planifier les équipes de réparations, coordonner les équipes scientifiques, etc. Je fais plutôt du secrétariat, mais quand même. Et puis, le but ultime n’est-il pas de découvrir ?

Yosméria est dans l’équipe de recherche du projet Nowhere, c’est le projet qui consiste à placer un capteur extrasolaire au-delà de nulle part. La plupart de nos instruments se trouvent non loin d’une planète et pour certaines expériences, cela joue beaucoup. Il a donc été décidé de mettre une station automatique là où la gravité du Soleil est la plus faible, à l’opposé de Neptune. Pour ce faire, dans un an, un satellite sera « lesté  » pour se décrocher de l’influence de Neptune, et fera marche arrière  jusqu’à atteindre la position opposée.

Grétory travaille dans le département « Météores », il s’occupe de recalculer la stabilisation de la nouvelle ceinture d’astéroïdes (ceux que nous avons massacrés il y a quelques centaines d’années et que nous remettons peu à peu en place). Moi qui croyais que ce genre d’information était facilement calculable, j’ai appris que l’humanité (les voyages, les systèmes anti-g, etc.) elle-même fait pencher un chouia la balance en compliquant les calculs. Comme on dit : un battement d’aile sur Terre, un cataclysme sur la Lune. Son chef participe aussi aux travaux sur la Ceinture, et il nous raconte que des jeunes travailleurs peuvent s’y rendre. Cela fait partie des missions sporadiques d’éducation. Je me renseignerais bien pour voir les conditions d’accès, cela a l’air intéressant.

Cédric ne sait pas encore trop où aller, son mentor n’est pas arrivé. Pour l’instant, il traîne un peu. Un jour dans mon équipe, un jour dans celle de Grétory, un jour ailleurs. C’est aussi lui qui arpente le plus la station. Il va bientôt mieux la connaître que nos connecteurs. 

À plus pour d’autres nouvelles.

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