23 — Observatoire de Neptune

21 janvier 2300

Chères toutes et chers tous. Comment allez-vous  aujourd’hui  ?

Nous sommes dans le Système neptunien depuis trois jours. Demain, nous serons placés dans des équipes de recherche dispersées aux quatre coins de la station. En parlant de station, il y a peu de fenêtres ici. Pas de grande baie vitrée donnant vue sur la Planète bleue, ni même de simple dôme donnant sur Triton. L’architecture est en effet conçue pour la recherche, et non pour l’accueil de touristes. 

Le module principal de la station est nommé «  le Sas  ». Il comprend plusieurs étages empilés avec l’accueil au niveau le plus bas (où les vaisseaux s’arriment), un grand réfectoire et un sas de sortie au-dessus. Mais bon, ce module s’appelle « le Sas  » pour des raisons historiques. Officiellement, c’est le module « S  » ; de là, il n’y eut qu’un pas. 

Du Sas part une ribambelle de couloirs menant à des laboratoires spécifiques. Certains ne contenant pas de gravité (en work in progress, m’a-t-on dit), nous devons nous élancer et compter sur l’inertie de mouvement pour rejoindre l’autre bout et surtout nous rattraper, ou alors prendre une navette et faire le tour par l’extérieur. Pour des modules plus éloignés, nous devons prendre des navettes individuelles.  

Dès le premier jour, une fois le speach du roboception passé, on nous a installés dans nos chambres et nous avons commencé notre journée d’accueil. Nous avons commencé par nous procurer des combinaisons autonomes extérieures. Certains groupes de recherche ont demandé à pouvoir sortir. Rien de bien extraordinaire, mais il faut savoir comment enfiler des combinaisons. Certes, elles sont un peu plus complexes que celles utilisées dans le cadre de nos cours de premiers secours, mais ici, elles font bien plus que sauver une vie, c’est avant tout un outil de travail. Fin de la moitié de la journée, nous possédions nos combis et le casier attitré qui allait avec. 

À quoi servent ces centres de recherches ? Celui dans lequel nous sommes poursuit trois objectifs : 

    • Observer le lointain : les étoiles à neutrons, les autres galaxies, et surtout la recherche de vie et de civilisation plus intelligente que l’humanité.
    • Observer l’humanité : les toussotements du soleil, les fluctuations de champs gravitationnels, la pollution lumineuse, etc.
    • Aider à la formation et à la pédagogie, en accueillant des étudiants venant se former ici, ou bien des stagiaires comme nous.

Puis la sécurité, encore et toujours. Nos connecteurs ont été mis à jour, nous donnant accès au code couleurs. Cela nous permet, outre de consulter les plans complets de la station (et ça aide, croyez-moi), de voir la couleur des portes, car pour des raisons de sécurité, aucune porte ne se ferme ou ne se bloque. Ce sont les couleurs des portes qui, via nos connecteurs, deviennent rouge avec un grand triangle « Expérience en cours  » qui nous indique que nous ne pouvons pas rentrer. 

Globalement, il y a beaucoup de va-et-vient. Comme il y a douze jours de navette pour arriver ici, les scientifiques travaillent par périodes de centaine de jours avant de repartir se reposer, puis de revenir, et ainsi de suite. Nous, nous sommes là pour une période (cent jours donc).

Je vous laisse. À plus pour d’autres nouvelles.

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