13 — Départ pour Saturne

22 septembre 2299

Chères tous et chers toutes. Comment allez-vous  aujourd’hui  ? 

Nous sommes tous les quatre sur le départ pour Saturne. Oui, nous quittons le système jupitérien, ses lunes ainsi que sa ville estudiantine. Je le regrette, mais ne serai-je pas bientôt de retour (dans 300 jours tout de même) ?Je ne remercierai jamais assez Charlèt de nous avoir permis de le suivre dans ses recherches. Nous en avons tellement parlé, moi et Yosméria, que Cédric et Grétory commencent à nous envier et regrettent tout doucement de ne pas nous avoir suivies. 

 Je n’oublie pas nos amis qui ont eu l’amabilité de nous héberger et de nous faire découvrir quelle sera probablement notre vie pour les cinq prochaines années. Qu’aurait-on fait sans eux ? 

Nous n’avons pas encore beaucoup dormi (pour ainsi dire pas du tout, mais nous avons tout le trajet pour nous en remettre). Pour les adieux, nous sommes sortis au SolarSystérium (le Sosy en abrégé). Situé à JupiterCity, c’est l’une des plus grandes boites de nuit du Système solaire. Et l’une des plus vieilles, si l’on omet celles se situant sur Terre. Le bâtiment fut conçu en même temps que la mise en orbite de la ville. À l’origine, ce devait être la « maison communicable », mais les holo3D, les mairobots et nos connecteurs ont rendu caduque la conception d’un tel bâtiment. 

La boîte contient plusieurs salles à thème. Hier, il y avait par exemple la salle « Silence » où aucun son n’était toléré. Tout était insonorisé, jusqu’aux paroles. Nous ne pouvions communiquer qu’avec des gestes de mains ou par des holos préenregistrés, la couleur et la lumière donnant le bit de la musique. 

La salle GWall était tout aussi excellente, tous les murs étaient pris par la jeunesse au son d’une musique en direct en plein centre de la pièce. Hier, il s’agissait de la chanteuse Xiumira. Nous avons eu donc du mal à rentrer, mais cela laissait les autres salles un peu moins remplies.

Mais ma préférée était la salle Modulo-g qui passait de la musique rythmée sur une modulation faible (à peine perceptible pour nous) de la gravité. Comme la compression de l’air y est modifiée rapidement, le son modulait. C’est ultra-tendance en ce moment comme musique. Si j’avais les moyens, j’updaterais un connecteur Gravity variable rien que pour cela. 

On l’a fait jusqu’au bout de la nuit. Au vu de l’état de Grétory (qui n’a pas respiré que de l’air, il n’aurait peut-être pas dû prendre autant de luminescence), je pense qu’il ne remettra pas cela de sitôt. Mais voilà, c’est fini. Toutes les bonnes choses ont une fin… jusqu’à l’année prochaine. 

Si je suis triste de quitter ce système, je n’en suis pas moins gaie d’en rejoindre bientôt un autre. Certes, nous devrons travailler, mais ce sera dans un des cadres les plus resplendissants.

Bref, Saturne, nous voilà pour de nouvelles aventures.  À plus pour d’autres nouvelles.

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