Couleur et taille, vérification des constellations

Cet article (et tous ceux qui vont suivre) explique la progression du projet « Constellations ».

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  • Le user manuel ici.

Bon, aujourd’hui, c’était la couleur et la taille.

Faisons simple. Les étoiles, c’était gros… très gros… trop gros, et elles n’avaient pas toutes la même taille. Là où le bât blessait, c’était qu’il n’y avait pas de rayon de chacune d’entre elles dans le fichier HYG. J’avais la position x, y et z, mais le rayon, que dalle. Bizarre, bizarre, vous avez dit bizarre… Pas tant que cela, en fait. En étoile, on ne parle pas de rayon mais de type spectral.

Selon Wikipédia, une étoile, c’était quatre chiffres dépendant les uns des autres :

  • température de surface
  • gravité à la surface
  • masse
  • luminosité.

Le premier lien qui fut trouvé, c’était entre la luminosité (la lumière) et la température de surface. Pour faire simple : si l’étoile brillait d’une certaine couleur, c’était qu’elle avait une certaine température ; et parce que les scientifiques aimaient (et aiment) tout mettre dans des cases, ils ont mis des lettres.

starsClassification

Ah… et pour info, il y a encore moyen de diviser chaque classe en sous-classes (O1, O2, O3, etc.).

starsClassificationA

Alors, c’était cool, j’avais la couleur, mais… et la taille dans tout cela ? Ben, j’en savais rien et j’avais pas trouvé. La seule chose trouvée était sur le site anglais qui, dans la cinquième colonne du tableau de mi-page, donnait la taille en fonction de la classe et en suivant les liens.

 Mais toutes les classes ne l’avaient pas (et d’ailleurs, ici, il n’y a pas de A1…) Cela donnait pas mal, mais de temps en temps, j’avais cela :

AltairEnorme

La grosse boule au centre, c’était Altair dans la constellation de l’Aigle.

Il y avait un stress : en vérifiant les données, j’arrive à des étoiles dont la distance au Soleil était plus grande que la grandeur de la Voie lactée.

Reprenons à la base. En allant voir à la source (en re-téléchargeant la db HYG) et en la comparant à mon tableau de données, il y avait comme une disparition : les points. 5.3234 étaient devenus 53234.  Comment, pourquoi ? J’sais pas, mais en tout cas, il fallait refaire le fichier, et puis il y avait de toute façon trop de données (le temps de téléchargement était d’ailleurs horrible). Et hop, un petit code Python contenant les lignes suivantes :

newvalues = [c[0],c[1],c[5],c[6],c[9],c[14],c[15],c[17],c[18],c[19],c[29],c[33] ]

for i in range(len(newvalues)):

if newvalues[i].strip() != «  » and isfloat(newvalues[i])== False: newvalues[i] = ‘ »‘+newvalues[i]+' »‘

js_hyg_file += ‘\n[‘+’,’.join(newvalues).strip()+’],’

De un,  les distances étaient enfin correctes.

De deux, j’ai pu supprimer énormément de données inutilisées. Le fichier passait de 33 Mégas à 11. Le temps de téléchargement était divisé par 3. Qu’est-ce que j’ai gardé du fichier HYG ?

  • id   [Colonne 0] : simplement l’ID ;
  • hip [Colonne 1] : l’ID dans le catalogue Hipparcos. Ce que j’utilisais dans le fichier follow the path pour dessiner la constellation. Il était aussi référencié dans Wikipédia ;
  • bf [Colonne 2] : la notation de Bayer / Flamsteed designation ;
  • Proper[Colonne 3]: le nom courant de l’étoile, si elle en avait un ;
  • dist[Colonne 4] : la distance en parsec (1/3.262 fois la vitesse de la lumière) ;
  • spect[Colonne 15] : le type spectral de l’étoile. Je l’utilisais pour les couleurs des étoiles ;
  • x,y,z [Colonne 17,18,19] : la position de l’étoile ;
  • con [Colonne 29] : la constellation dans laquelle l’étoile se trouvait ;
  • lum [Colonne 33] : la luminosité de l’étoile.

Voilà ce que je conservais. In fine, je n’utilisais pas tout, mais toutes ces données m’avaient servi à un moment ou à un autre.

Redessiner les constellations

Il était temps de revoir les bases, les fondations. Les constellations ne ressemblaient toujours pas à ce qu’elles devraient être (la Croix du Sud n’avait rien d’une croix, par exemple). Vu que Wiki ne proposait aucune donnée fiable, je devais trouver autre chose. C’est à ce moment-là qu’un petit fascicule me sourit dans ma bibliothèque. Cela faisait longtemps qu’il était là. Il avait fait mes 5 déménagements sans jamais avoir été mis au rancard. Il reposait entre un énorme livre d’administration système (plus à jour) et un livre d’électronique (de feu mes cours d’informatique).

Ce fascicule, c’était Découvrir le ciel (Amazon me dit 1998. Ah oui, quand même !) Et je l’avais probablement eu avec un autre magazine, ou un journal etc. Là où c’était génial, c’était que 80 constellations y étaient dessinées, avec TOUS les noms des étoiles.

Ni une ni deux, je repris chacune d’entre-elles, allai chercher sur Wikipédia son numéro HIP et mis à jour mon fichier de données. Et là, tadaaa ! Tout tomba juste. Chaque dessin était une vraie constellation comme je les reconnaissais.  Plus que quelques détails et ce (long….) projet serait fini.

 

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