Mais quelle bande de …

Cet article (et tous ceux qui vont suivre) explique la progression du projet « Constellations ».

  • Le résultat peut être trouvé ici.
  • Le user manuel ici.

« A tout seigneur, tout honneur. Quand il faut de l’information, Wikipédia est la solution. » (Adage geek).

Sur Wikipédia, on trouve de tout mais surtout de trop. Prenons un exemple : La Grande Ourse. Au départ, je  me disais que j’allais trouver ses étoiles dans l’encyclopédie libre. C’est-à-dire, une liste contenant les sept étoiles avec leurs caractéristiques, leur position, etc. Et autre part, un tableau double entrée qui me permettrait de relier les points deux à deux comme quand on était gamin.

Que nenni ! Sur la page des étoiles de la Grande Ourse, il y en avait 200. Tous les points blancs étaient représentés car depuis un certain temps. Une constellation, ce n’était plus un dessin, mais une région de la voûte terrestre.

Quelle merde… Et en cherchant autre part, impossible de trouver mieux. Nul sur terre n’avait jamais eu l’idée de mettre dans un fichier les chemins qu’il fallait suivre pour dessiner les constellations.  Même certains programmes de l’espace ne l’avaient pas. Étais-je donc le seul à vouloir représenter les constellations ? Je me savais souvent dans la lune, la cause était peut-être là ?

Je n’avais plus le choix, il fallait faire le fichier moi-même. Pour cela, il me fallait :

  • Les données des étoiles ;
  • Un dessin de la constellation contenant les étoiles.

Pour le premier, en voyant le tableau sur Wiki, cela devrait aller. Il y avait pas x,y,z mais a (pour ascension), déc (pour déclinaison), un dist (pour distance), ainsi qu’un type (qui passait par hasard). Avec un peu de maths, je devrais pouvoir transformer P(a,déc,dist) en P’(x,y,z).

Par contre, pour le second point, là, c’était pire. Voici ce qu’il y avait sur Wikipédia pour la  constellation du Petit Renard.

vulpecula_constellation_map-fr
Constellation du Petit Renard, sans toutes les étoiles.

Et oui, même les dessins n’étaient pas complets. Pire, il y avait des différences sur la même page Wikipédia. Pour la constellation du Caméléon, j’avais le choix entre un trois ou quatre lignes…

 

En regardant sur le net, c’était partout la même chose. Mon impression était que chacun reliait les étoiles au hasard, et qu’il n’y avait nulle part un almanach officiel des dessins de constellations.

Eh non, il n’y avait pas d’almanach officiel pour cela, par contre, des almanachs d’étoiles, si. Cela s’appelle même des catalogues d’étoiles et ils sont bourrés d’informations. Je n’en avais pas besoin au départ mais après coup, en me renseignant. Une idée me vint : tant qu’à faire, autant afficher les constellations dans leur environnement d’étoiles, si cela ne demandait pas trop de travail en plus.

En astronomie, une constellation, c’était avant tout une région du monde limitée par des droites verticales et horizontales (mais sur une sphère… céleste). Donc dans les catalogues, outre la position, la couleur et la lumière, on avait aussi la constellation d’appartenance.

Après un peu de recherche et de lecture, deux catalogues m’intéressaient :

  • gaia  : le plus grand. Il a pour objectif, d’ici fin 2022, de cartographier 1 milliard d’étoiles. Les données au format CSV se trouvent ici.
  • le catalogue Hipparcos (HIP). Il contient 120.000 étoiles.

Pour le premier, je savais qu’un milliard d’étoiles à afficher, c’était beaucoup pour mon pauvre petit portable ; mais avec un filtre pour en choisir certaines seulement, c’était une option à envisager.

Par contre, le second catalogue était ultra intéressant car en plus de la constellation, il contenait directement la coordonnée x,y,z ainsi qu’un identifiant nommé HIP  (pour Hipparcos dérivé de Hipparchus, un petit Grec d’il y a fort longtemps) que je retrouvais dans les listes d’étoiles de Wikipédia.  Parfait, je pourrais au moins relier les informations.

Allez hop, c’était parti pour 3-4 heures de copy-paste, de tab open, de find et d’analyse d’images de Wikipédia, mais le jeu en valait la chandelle. À la fin de ce travail harassant, j’avais construit mon premier fichier pour dessiner les constellations.

Cru;62434;59747;

Cru;61084;60718;

Com;64241;64394;60742;

Lib;76333;74785;72622;73714;

Uma;67301;65378;62956;54061;53910;58001;59774;54061;

Ori;27989;26727;27366;

Ori;24436;25930;25336;

Ori;26727;26311;25930;

La première colonne était l’abréviation de la constellation (un code obscurément latin reconnaissable dans toutes les langues). Puis suivaient les numéros HIP (Plus tard, j’ai rajouté les noms complets en français en colonne 2. On peut y retrouver le fichier complet ici). Ils représentaient chaque fois un tracé pour dessiner la constellation. Quand il y avait plusieurs lignes, c’était que la constellation était composée de plusieurs branches (comme Orion, Ori).

Le fichier n’était certes pas complet pour l’instant (dû au manque dans Wikipédia), mais pour un début, c’était pas mal.

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