The Constellation Project

Cet article (et tous ceux qui vont suivre) explique la progression du projet « Constellations ».

  • Le résultat peut être trouvé ici.
  • Le user manuel ici.

Petit, j’adorais (et j’aime toujours) l’univers, ce vaste monde « de bulle de gaz qui explose ».  Rentrant chez moi, à l’abri de la pollution lumineuse, j’observais ces points blancs telle de la peinture qu’un enfant aurait soufflée sur un drap noir. Alors quand un jour, on m’a emmené dans un planétarium…

C’était le début des années nonante et bien sûr, il y avait du Do-it-yourself à tous les étages ; mais malgré cela, deux choses m’étaient restées en mémoire :

  • La coupole étoilée du plafond peinte à la main : c’était une hyperbole de deux-trois mètres de diamètre au centre de la pièce. Le guide (et l’équipe tout entière en fait) nous expliquait qu’il avait fallu de longues heures, allongé sur des planches en bois soutenues par deux escabelles, pour peindre, point par point, couleur par couleur, chaque étoile visible à l’œil nu.
  • La boite en plastique : mais pas
    grandeOurse3D Box
    Schéma de la boite contenant la Grande Ourse. Ne faites pas attention à l’aspect rudimentaire de ce dessin, il n’est pas à l’echelle et j’ai pas eu le temps de le peindre…

    n’importe quelle boite en plastique. Une boite en plastique contenant les sept étoiles de la Grande Ourse en trois dimensions. C’étaient des boules de laine et de coton suspendues à des ficelles dans une boite en Plexiglas, mais on pouvait en faire le tour. Je pouvais alors voir les distances et replacer le tout en trois dimensions. C’était la première fois que je me fis la réflexion que tout n’était que perspective. D’après mes souvenirs, cela devait ressembler à cela (les flèches bleues, c’est moi qui regardais) :

Les étoiles de la Grand Ourse (du moins la casserole) étaient au nombre de sept, mais la plus proche (https://fr.wikipedia.org/wiki/Zeta_Ursae_Majoris : Mizar)  se situait à septante-huit années-lumière, tandis que la plus éloignée (https://fr.wikipedia.org/wiki/Alpha_Ursae_Majoris) était à cent vingt-quatre. Ce qui faisait quarante-six années-lumière de différence… C’est grand.  Pour info, le système  solaire (tout compris) en fait … une.

Et cette image, je l’avais en tête depuis tout petit. Je me souviens d’avoir cherché pour toutes les autres constellations dans des livres, dans des bibliothèques, mais en vain. À l’époque, malheureusement, internet n’existait pas, alors j’ai laissé tomber.

Et puis, il n’y a pas si longtemps, l’idée m’est revenue. Alors je me suis mis à refaire des recherches. Avec le Web et Wikipedia, cela aurait dû être facile. Il y a des millions de gens, des millions de codeurs, des millions de personnes qui avaient dû se poser la même question que moi, et avec leurs connaissances beaucoup plus avancées que les miennes, ils avaient dû trouver la réponse et l’avaient probablement publiée.

Tu parles… Rien, ni sur Wikipédia, ni dans des magazines scientifiques. La seule image trouvée était celle de la Grande Ourse (ici). Déçu de l’incapacité de la science à porter ses efforts sur des questions cruciales, je me suis dit qu’il était temps que quelqu’un réponde à cette question totalement inutile, donc indispensable : « À quoi ressemblent les constellations en trois dimensions ? »

Mais au fait, c’est quoi, une constellation ?

Comme tout bon informaticien,  j’avais d’abord une idée de comment programmer (plus ou moins) avant de savoir quoi programmer. Donc comme tout informaticien qui a un peu de bouteille, j’arrêtais de foncer tête baissée et je me dis : « C’est quoi, une constellation ? » Car oui, je connaissais la Grande Ourse, je connaissais Orion (merci Men In Black) et celles qui apparaissaient dans les Chevaliers du Zodiaque, mais c’était à peu près tout. Je n’irais pas bien loin avec cela.

Alors une constellation, pour moi, c’était cela.

orion_3008_huge
Orion, la nuit.

Ou dit autrement :

Une constellation est un ensemble d’étoiles dont les projections sur la voûte céleste sont suffisamment proches pour qu’une civilisation les relie par des lignes imaginaires pour créer une forme quelconque (dixit Wikipédia).

Recommençons. Combien il y en avait ? La vingtaine des Chevaliers du Zodiaque, plus deux trois plic-ploc… Enfin, voilà quoi ! Et ben non, Wikipédia en comptait quatre-vingt-huit. La liste était ici. Chose bizarre, elles n’avaient pas toutes été désignées en même temps par la même personne.

Moi qui croyais que c’était un truc antique. Maudits Chevaliers du Zodiaque qui ont fait croire à des millions d’enfants n’importe quoi. Bon, ok, j’exagère, beaucoup existaient avant (4000 avant J.-C.), juste qu’il n’y avait aucun formalisme.

Bref, après m’être renseigné un tout petit peu, si je devais résumer la façon dont je voyais le projet, cela serait :

  • Trouver un fichier contenant les étoiles des constellations ;
  • Trouver un fichier qui me dit dans quel ordre dessiner les constellations ;
  • Apprendre à utiliser un moteur 3D ;
  • Faire un peu de code ;
  • Tadaaaaa…

En clair, un truc simple et rapide (une ou deux semaines de travail), sans prise de tête… Du moins, c’était ce que je pensais.

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